Nirliit

Nirliit

Juliana Léveillé-Trudel

Gallimard

  • 12 août 2020

    Très fort !

    1ère génération : Eva. Une vie colonisée, détruite, puis reconstruite autour de nouveaux dieux de la misère : l'alcool et l'argent.
    2ème génération : Elijah, son fils. Les choses semblent ne pas changer dans le Grand Nord du Canada. Y a-t-il un espoir pour la suite ?

    Véritable constat et critique sociale d'un peuple dévitalisé par la colonisation canadienne, ce roman est une claque, une prise de conscience du monde que nos pays soi-disant développés créent.

    Très fort !


  • par (Libraire)
    22 mai 2020

    Avec ce titre poétique et voyageur (qui signifie "les oies"), on embarque pour le Nunavik (l'extrême-Nord du Canada), une région aussi belle que rude. Voilà une bien jolie découverte !

    Laëtitia


  • par (Libraire)
    4 avril 2020

    Un ailleurs

    La narratrice se rend tous les étés à Salluit dans le grand Nord pour s'occuper des enfants inuits laissés à leurs seule vigilance et lois.
    Quand elle revient cet été-là, elle ne sait pas ce qui l'attend.
    Elle découvre que son amie Eva a disparu dans un fjord.
    Tout le long de l'ouvrage, elle lui parle à cette amie disparue.
    Elle imagine ce qui a pu lui arriver et elle fait le constat de ce qu'elle laisse en l'état, de ne plus être là.
    Elle lui dit combien, elle, la blanche, elle aime la terre inuite, son peuple, ses enfants surtout.
    Elle dit la douleur de voir ce peuple dériver.
    C'est un ouvrage plein d''estime et de reconnaissance des autres; autres et riches encore de ce qu'ils perdent peu à peu de leur culture.
    C'est un ouvrage de mélancolie programmée, de sens perdu face aux conditions de vie qui s'imposent aux inuits, comme ailleurs.
    C'est beau et triste à la fois.
    Tout de délicatesse, ça dit l'amour, pour ce peuple dont on sent la profonde détresse dans tout ce qui se vit au quotidien.


  • 3 avril 2020

    Le Nunavut territoire fédéral du Nord du Canada, habité principalement par les Inuits. Nunavut veut dire en Inuit « Notre terre ». Mais est-elle encore à eux cette terre faite de glace, bordée de fjords, où les aurores boréales irradient tout de leurs éclats phosphorescents pendant le long hiver ? Derrière les paysages de carte postale à couper le souffle, se profile un tout autre horizon, un territoire sous perfusion des subventions de l’Etat («La meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire »), une triste réalité. La réalité d’une vie rythmée par l’alcool, la drogue, la violence, le viol, l’inceste, des gamins déjà vieux livrés à eux-mêmes, des adultes dont on a volé l’enfance qui claquent tous leurs dollars en chips, en coca, en coke ou en Vodka, des gamines belles comme le jour à 12 ans, méconnaissables à 13, qui nourrissent parfois le fol espoir de conquérir le cœur d’un « chum » blanc venu du Sud, le blanc, cet espère de couard qui fuit en laissant une bouche de plus à nourrir, ce fumier qui exploite les mines pétrolières et s’engraisse sur le dos des Inuits.


  • par (Libraire)
    26 mars 2020

    Impitoyable Grand Nord

    La narratrice quitte Montréal pour le Grand Nord chaque été pour s'occuper des jeunes Inuit dans un village du Nunavut.
    Dans un décor de rêve entre fjord et glacier, ce peuple porte une grande violence: des enfants tombés dans l'alcoolisme, des accidents mortels en motoneige. Et pourtant la vie continue et certains tentent de se sortir de cet impitoyable cercle vicieux.