Matatoune V.

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Pourquoi ce titre « vagabonderautourdesoi »? Qu’on parte à l’autre bout du monde, au bout de notre rue, qu’on se concentre sur la lecture d’une phrase, à la vue d’un tableau, à l’écoute d’une musique, à la vue d’un film, d’une pièce de théâtre, etc. j’ apprends chaque jour un peu sur le monde et sur moi ! (…)

28 octobre 2021

Pépite à déguster !

Stéphane Carlier raconte L‘Enterrement de Serge avec humour dans un roman choral où chaque protagoniste va présenter sa vue particulière de cette dernière réunion de famille.

Car, évidemment il s’agit de conduire Serge Blondeau en sa dernière demeure, comme on dit dans ses moments là ! On s’attend à ce que chacun puisse adopter une attitude toute en retenue et compassion. Seulement, voilà, découvrir les vrais pensées de chacun ne pousse pas à ce recueillement que l’événement demande.

Entre un Picsou à l’haleine fétide et une nymphomane, on rencontre un prêtre, au profil de Brad Pitt (bon, ce sont peut-être un peu mes fantasmes !), en tout cas beau comme …un Dieu ! Il y a aussi une compagne qui en trois mots crie son amour. Mais aussi une mère qui découvre sa vraie personnalité à plus de quatre-vingts ans. Etc. Cet enterrement ne se déroule pas comme on l’imagine !

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21,90
26 octobre 2021

Encore un réussi !

Au printemps et à l’automne, Michael Connelly donne rendez-vous à ses lecteurs pour leur parler de son Amérique. Avec L’innocence et la loi, c’est une réflexion sur le système judiciaire qu’il nous propose à partir de l’arrestation de Mickey Haller, le demi-frère de Harry Bosch, et accessoirement avocat de son métier.

Après avoir fêté avec ses collaborateurs la réussite d’un procès, Maître Haller reprend sa Lincoln et sort du parking. Rapidement, une voiture de police le dépasse et lui demande de s’arrêter. Le policier examine ses papiers. Heureusement, Il n’a consommé aucun alcool.

Mais, en vérifiant à l’arrière la plaque, il remarque qu’il n’y a plus d’immatriculation. Évidemment, pour l’avocat c’est impossible ! Et, en plus, quelques gouttes de sang tombent sur la route. En ouvrant le coffre, le flic découvre un cadavre…

La suite, on l’imagine ! Arrêté, Mickey Haller perd de sa prestance et devient un prisonnier comme les autres aux Twin-Towers, prison de Los Angeles. Et, le lecteur suit son parcours dans la justice américaine pour prouver son innocence. Y arrivera-t-il ? Lui, l’avocat tant apprécié par les truands et haït par les services du procureur.

Ces 450 pages sur une mise en accusation puis un procès sont passionnantes. Au début, j’avoue avoir été déçue et un peu en colère devant tant de facilité ! On a tous été bercé par le feuilleton New York, Police judiciaire qui nous a appris à comprendre les méandres de la justice américaine et surtout les arrangements trouvés pour éviter un procès. Les images de prisonniers menotté et habillé en orange ont aussi montré l’importance du juge.

Mais, Michael Connelly décortique cette justice réglée au millimètre où chacun joue sa partition. Alors, bien sûr, l’écrivain n’échappe pas à quelques longueurs et des éléments un peu trop attendus comme l’amour d’une fille géniale, une ancienne femme merveilleuse et des amis qui ne doutent jamais !

Néanmoins, le style de Michael Connelly est toujours aussi affuté. L’intrigue est là et le final étonne. Pour l’avocat, il ne s’agit pas uniquement de prouver sa non-culpabilité mais de retrouver son innocence en utilisant la loi américaine.

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21 octobre 2021

Un récit à découvrir

A presque trente ans, Édouard Louis en a peut-être fini avec cette rage de changer, de quitter, de fuir qui l’obsède dès qu'il a pris conscience de sa différence et qu'elle la rejette

Le récit autobiographique, Changer : méthode, témoigne de blessures qui forcent l'enfant puis le jeune adulte à refuser son statut social et le détermine à tout tenter pour le quitter et pour s'en construire littéralement un autre en imitant les caractéristiques de chaque classe sociale qu'il a fréquentée. Puis, enfin, arrivée dans les palaces cinq étoiles, avec des voyages dans le monde entier, Édouard Louis comprend combien son ambition est vaine puisqu'il n'est que ce qu'il est !

Car dans Changer : méthode, Édouard Louis explique toute la honte qu'il a ressenti vis à vis de son milieu social. Mais cette honte dirigée vers ses parents est en fait celle qu'il ne pouvait diriger vers lui-même sans se perdre complétement. La scène du dentiste, ou d'autres, sont édifiantes de ce corps, malgré tous les maquillages dont on le pare, qui témoigne de ses origines sociales.

Depuis qu'il écrit, Édouard Louis ne cesse de dénoncer la violence de classe. Celle qui assigne à la place que la société a donné une fois pour toute. Et, il a eu beau tenter d'imiter la démarche, la voix, le vocabulaire, et même la façon de respirer, il reste à jamais ce petit gars de son village de Picardie obligé par sa mère d'aller à l'épicerie quémander la nourriture avec la promesse de payer bientôt !

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Au coeur de la création contemporaine

Ateliers Henry Dougier

17,50
19 octobre 2021

Un guide touristique vraiment innovant !

Dans la collection « 10+100 » des Ateliers Henry Dougier, le recueil Paris au cœur de la création contemporaine vient saluer le retour de la ville lumière dans le champ artistique contemporain. De nombreux lieux de rencontres, d’expositions comme évidemment le Centre Pompidou, le Musée de Tokyo, la Fondation Louis Vuitton mais aussi la nouvelle Bourse du commerce Pinault font de la capitale française, un lieu incontournable sur la scène internationale.

En choisissant de mettre en lumière dix jeunes artistes, Paris au cœur de la création contemporaine fait évidemment des impasses mais met en lumière des créatrices et créateurs en phase, notamment, avec les questions du genre : comme celles du lien entre l’identité du créateur et du regardeur en insistant sur les références diverses zappées de toutes parts qui fondent la création contemporaine. Mais, aussi ils interrogent leur position par rapport à la ville.

Paris au cœur de la création contemporaine leur donne la parole pour présenter à la première personne leurs cheminement, réflexions et études en quatre à cinq pages avec la reproduction de quelques créations significatives. Ainsi, le lecteur découvre le travail d’une architecte, de photographes, d’un peintre, de metteuses en scène, d’une chorégraphe, d’un plasticien.

La suite avec photos ici
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21,90
18 octobre 2021

Donna Leon avec sa Venise, sa « laguna », ses « vaporettos » et dans En eaux dangereuses, sa chaleur, sacrée » calore », que le « Commissario » Brunetti va devoir supporter tout au long du roman ! Heureusement, la « Commissario » Griffoni l’accompagne, napolitaine intransigeante venue s’échouer à la « Questura » de la Sérénissime avec sa blondeur et ses yeux bleus.

D’ailleurs, c’est elle qui tiendra la main de ,la encore jeune mais terriblement affectée, Benedetta Toso qui préfère parler à la police plutôt que de faire venir un prêtre lors de ses dernières volontés. Et, voilà que devant ces révélations, Brunetti s’engage et promet de faire tout son possible !
L’ambiance de Donna Leon

Donna Leon est depuis longtemps préoccupée par l’environnement et dénonce à travers ses polars vénitiens les actions d’une mafia installée qui souvent détourne les aides financières avec la complicité des municipalités. Ici, l’environnement est toujours au cœur de ses préoccupations même si la grande muette a disparu au profit des intérêts individuels.

Soyons clairs, on ne lit pas les polars de Donna Leon pour la qualité de l’intrigue ! Non, on s’y plonge comme avec la madeleine de Proust pour y retrouver une ambiance.

La suite ici
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