Caroline P.

par (Libraire)
17 septembre 2012

Le jour avant le bonheur

Le narrateur vit sa vie de jeune garçon napolitain dans les rues de sa ville après la seconde guerre mondiale. Orphelin et quelque peu à l'écart des enfants de son âge, il observe, rêve, lit sous l'œil attentif de Don Gaetano, père putatif qui lui raconte les hommes, la guerre, la solidarité et le jeu de «la scopa», véritable bréviaire de l'existence que notre héros a du mal a assimilé. Ce faisant il grandit entre les livres, la compagnie bienveillante de cet homme et, aussi, le souvenir fidèle d'une petite fille dont il est tombé amoureux. Cette conquête sera le long et patient cheminement de l'enfance à l'âge d'homme… Erri de Luca restitue à merveille et avec une grande délicatesse la vie des hommes. Un très beau roman d'apprentissage dans la Naples d'après-guerre.

par (Libraire)
17 septembre 2012

Après l'enfance

Les parents de Rose avaient vu le spectacle deux fois, et aucun des miens n'avait été capable de m'applaudir. L'un était mort trop tôt, l'autre avait préféré l'Espagne à une pièce de lycéens et le troisième ne connaissait probablement pas mon existence. C'est l'éveil agité d'un jeune garçon de 16 ans dont on ignore le nom. On assiste à ses premières fois, ses premiers frémissements et ses premières désillusions. Il découvre le monde des adultes, la sexualité, l'amour et le théêtre. Un roman d'éducation du XXIème siècle dans lequel se pose la question grave de la filiation. Les chapitres sont courts et leur titre percutant, les personnages , eux, sont insensés et attachants. Ce roman a la vie devant lui.

par (Libraire)
15 septembre 2012

Viviane Elisabeth Fauville est une femme ordinaire, mais au bord de la crise de nerf : elle est encore en congé maternité quand son mari se décide à la quitter après plusieurs années d'incompréhension mutuelle. C'est dans ce contexte légèrement troublé qu'elle pose un ultimatum à son psychanalyste, celui de vraiment l'aider... L'indifférence qu'il oppose à cette demande saugrenue lui vaudra un fatal coup de couteau.
Julia Deck invente une Emma Bovary contemporaine qui ferait de sa vie à la dérive un roman tant elle multiplie les actes absurdes et incohérents. Avec une différence notoire : c'est que par miracle (romanesque) elle s'en tire toujours... Sous les aspects d'une intrigue assez simple, Julia Deck dresse un portrait original et juste d'une vie dont l'étau se desserre par la force d'une fantaisie paradoxalement salvatrice.

18,00
par (Libraire)
15 septembre 2012

L'oeuvre d'Alexandre Yersin pourrait se résumer à la découverte du bacille de la peste et de son vaccin, ce qui n'est pas mince on en convient. Mais ses collègues de l'Institut Pasteur, dont il a contribué à bâtir la légende, sont déçus de sa sauvagerie d'incorrigible helvétique et pensent que son génie aurait dû lui permettre de découvrir bien d'autres microbes, bacilles et autres réjouissances qui s'attrapent et se propagent...
Yersin en poète scientifique et génial dilettante préfère se faire explorateur, marin, éleveur, botaniste, météorologue dans le domaine retiré qu'il s'édifie en Indochine à Nha Trang.
Deville nous conte brillamment une vie qui se déploie en toute liberté, sans aucune concession au commerce, à la gloire ou à l'amour.

par (Libraire)
15 août 2012

Sous le ciel d'Alexandre

Après les batailles tout ne semble que tristes répétions de banquets. Seule la danse emporte encore Alexandre hors de lui-même. C'est lors d'une dernière transe que se révèle la maladie. A partir de là tout vacille, l'Empire, si vaste, si puissant apparaît bien fragile sans le conquérant qui l'a inventé, façonné.


Mais qu'est-il arrivé à cette expérience inouïe, à ces hommes épris de liberté et d'esprit d'aventure, ivres de leur force commune ? Bien avant la mort physique du Roi, n'est-ce pas le refus de passer la frontière vers l'Est indien pour poursuivre la conquête qui tue Alexandre le Grand ; n'est-ce pas là, que la trahison des compagnons commence avant qu'ils ne se déchirent pour l'héritage de l'Empire désormais éclaté.
Les vivants ont trahi, reste ceux qui sauront se sacrifier pour que le rêve d'unité et de mouvement survive.
Laurent Gaudé revient donc avec un superbe roman crépusculaire sur la vanité, la fidélité et la mort. Et ce beau roman lyrique et méditatif nous emporte au rythme lent de l’hommage à cette figure monumentale de l'Histoire qui prend en quelque sorte la forme musicale du tombeau.