Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'ATELIER DU DESORDRE
20 juin 2019

peintre

Si au départ le texte m’a paru maladroit parfois (des descriptions qui arrivent un peu par hasard), j’ai fini par me laisser porter par la narration et adhérer au roman.

Car tout, dans ce roman, est au service de l’idée de l’auteure : l’existence est une poussière impalpable que nous tentons de saisir par petits tas minuscules.

J’ai aimé ce peintre dont l’obsession est de peindre des tas : de macarons, de paniers, de corps en copulation, de cendres. Un seul de ses acheteurs saisi vraiment l’agencement de ses tableaux.

J’ai aimé Anna, la petite fille adoptée qui se jette dans la Seine un jour d’orage sans que personne ne sache pourquoi. Nous avons parfois des fulgurances étranges.

J’ai aimé Valentine, sa blessure d’enfance, jamais satisfaite et qui se réfugie dans l’opium.

Hortense, sa fille, m’est restée énigmatique et lointaine.

J’ai aimé le photographe attiré par les hauteurs.

Et l’énigmatique Yuko, la japonaise contrainte de fuir le Japon sans que l’on ne sache finalement pourquoi.

Des personnages tous différents, tous passionnants et avec leur part de mystère. Comme dans la vraie vie.

Un roman plus profond que la simple jolie histoire de peintre qu’il donne à lire, dans le fond, et dans la forme.

L’image que je retiendrai :

Celle des tas que peint René Dolomieu : et moi, quel tas de particules de poussière résumera ma vie ?

https://alexmotamots.fr/latelier-du-desordre-isabelle-dangy/

Nos derniers festins
20 juin 2019

gastronomie, policier

Imaginez un futur où des restaurants clandestins concoctent des plats à l’ancienne ; où chaque individu a un permis à point l’obligeant à manger certains aliments et pas d’autres.

Dans cette France de 2044, Pierraud est muté dans le Sud-Ouest et découvre sa chaperonne goinfre et décomplexée, lui qui est allergique aux fruits.

Le roman commence sur les chapeaux de roues avec l’accident d’une camionnette transportant du foie gras de contrebande, puis la découverte du corps d’un cuisinier réputé ébouillanté dans sa blanquette.

J’ai eu un peu de mal au début avec les lieux peu clairement identifiés et la multiplicité des personnages car le récit va vite et ne brosse que rapidement le portrait des protagonistes. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages, dommage.

Ce qui intéresse l’auteure, c’est clairement de nous mettre l’eau à la bouche en nous parlant de petits plats mijotés et parfumés (j’ai découvert certains noms de plats, d’ailleurs).

Pierraud est un lecteur assidu de Brautigan, ce qui ne pouvait que me plaire.

De nombreuses citations de Coluche parsèment le livre.

Une lecture qui vous met l’eau à la bouche tout en faisant réfléchir sur ce qu’il y a dans nos assiettes.

L’image que je retiendrai :

Celle de la blanquette dans laquelle meurt le cuisinier. L’ordinateur de Pierraud n’arrive pas à trouver quel ingrédient est en trop dans la préparation.

Quelques citations :

Je suis végétarienne, mais pas pratiquante. (p.40)

Le but de la procréation, c’est la transmission, pas les sentiments. Il n’était pas obligatoire que les enfants aiment leurs parents. (p.155)

https://alexmotamots.fr/nos-derniers-festins-chantal-pelletier/

Le chat Catia mène l'enquête / Gourous... coucou !
20 juin 2019

chat, policier

Déjà la cinquième enquête de Mademoiselle Catia, excusez du peu.

Partie en vacances chez son soupirant Hector le chien et le comte et de la comtesse Guérouane de Pennec, Catia va se retrouver mêler à une secte dans laquelle est entrée la comtesse.

Grâce au flair d’Hector, quand il ne rêve pas de croisades, et aux petites cellules grises de Catia, le pire sera évité.

Mais bon sang que ce chat dort peu, étrange…

Toujours à faire des jeux de mots, j’ai cette fois-ci moins goûté son langage peu châtié, par rapport à celui d’Hecor, très 17e siècle.

Des aventures rocambolesques et drôles, un personnage principal à quatre pattes, un bon moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Les hommes et les animaux mangent mal dans cette secte.

https://alexmotamots.fr/gourous-coucous-gerard-chevalier/

La disparue de Saint-Maur (T.3)
20 juin 2019

enquête, Révolution française

J’avais beaucoup aimé le dernier roman de l’auteur : "Minuit dans le jardin du manoir".

Celui-ci a eu la gentillesse de m’adresser son dernier roman paru en poche : le tome 3 des enquêtes de Dauterive pendant la Révolution française.

Je découvre donc cette série en cour de route, mais je n’ai rencontré aucun problème avec les personnages et leur histoire.

J’ai aimé être plongée en plein cœur de la Révolution où Montagnards et Girondins s’affrontent ; où l’élection du Maire de Paris donne lieu à des manœuvres en sous main pour déstabiliser l’adversaire ; où la Perfide Albion agit dans l’ombre.

Le roman mêle deux enquêtes : la jeune fille disparue de Saint Maur, et les recherches demandées par La Fayette qui brigue le poste de Maire de Paris.

J’ai préféré les recherches sur la jeune fille disparue qui emmène Olympe, l’amie de Dauterive, à découvrir le secret du couvent des Pénitentes.

Les aventures rocambolesques de Dauterive à Londres m’ont moins passionnées.

Le récit est très bien documenté, l’auteur donne ses sources en fin d’ouvrage, mais j’ai regretté les coquilles d’impression qui font se répéter certains mots ou oublier d’autres.

Un hiver 1792 rigoureux, où beaucoup meurent de froid dans la rue.

L’image que je retiendrai :

Beaucoup de descriptions de vêtements dans ce roman.

https://alexmotamots.fr/la-disparue-de-saint-maur-jean-christophe-portes/

DUO FATAL

Le Chat Moire

9,50
20 juin 2019

policier, dentiste

J’aime les polars de Patrick Samuel VAST car ils me réservent toujours des surprises.

Dans ce roman, l’action se déroule dans un cabinet de dentiste : l’assistante du Docteur Lesigne lui déclare qu’elle part se fiancer à Grâce la semaine prochaine, et qu’elle ne reviendra pas travailler au cabinet.

Le dentiste élabore alors un plan pour retenir coûte que coûte son irremplaçable assistante.

J’ai aimé le voisin, Geo, joueur de saxophone et aveugle, qui aidera l’ancien commissaire en retraite à résoudre l’affaire.

J’ai aimé les deux amis du dentiste qui soupçonnent quelque chose, car le médecin n’est pas si organisé que cela.

L’auteur soigne son écriture et n’abuse plus des virgules (voir ici).

Et la présence du chat noir dans le texte, comme sur la couverture, m’a fait sourire.

L’image que je retiendrai :

Celle du dentiste qui, sous le coup de la pression, fait souffrir ses patients.

https://alexmotamots.fr/duo-fatal-patrick-s-vast/