L'équipe du Bateau Livre

La scierie

Héros-Limite

18,00
1 août 2014

Coup de coeur littérature française

Drôle de texte que ce petit opus anonyme, préfacé par Pierre Gripari, qui déclare que la lecture de "La Scierie" lui a permis de trouver son propre style. D’ailleurs selon les rumeurs, l’auteur ne serait autre que son propre frère… Publié une première fois 20 ans après écriture, on doit aux éditions Héros-Limite la remise en avant de cet ouvrage des années 50, qui vient de décrocher le prix Mémorable décerné par les librairies Initiales.

Un jeune homme d’origine bourgeoise se retrouve obligé de travailler car il a échoué à ses examens et ne sera pas appelé pour le service militaire avant deux ans. Plutôt que d’exercer un métier qui correspondrait à son milieu, il va chercher à se confronter au monde des travailleurs manuels, et c’est dans une scierie qu’il échouera. Attendu au tournant – les hommes ne se font pas de cadeaux dans le métier – il démontre un talent et surtout une ardeur au travail qui lui vaut rapidement le respect de la communauté. Mais jusqu’on peut-on repousser ses limites ?

Si "La Scierie" transpire la sueur, l’odeur des copeaux de bois, la brutalité des machines et des hommes qui les manipulent, l’ensemble dégage une grande poésie, qui charmera même ceux que le sujet n’attire pas de prime abord !

Faillir être flingué
19 juillet 2014

Coup de coeur littérature francophone

Dans l’esprit, le roman s’ouvre un peu comme celui de McCarthy, La route : des hommes qui avancent dans un paysage aride et dénudé. Qui ont faim, soif, et qui craignent pour leur vie. La différence, c’est que ceux qui vont Faillir être flingué[s] ne traversent pas une scène d’apocalypse, mais les grands espaces de l’ouest américain, et qu’ils marchent avec l’espoir d’un nouveau monde. Ou au moins d’une ville nouvelle, car ils savent qu’il s’en construit une, là-bas, au milieu du désert et des territoires indiens. Des hommes, donc, mais aussi des femmes, qui auront plus que leur mot à dire dans cette histoire, et qui sauront apaiser les combats – physiques comme psychologiques. Et puisqu’un cow-boy ne saurait aller à pied, il y aura des chevaux, des vols de chevaux, des chevaux joués, gagnés, perdus, retrouvés…

Pas besoin d’être un fanatique du genre pour s’embarquer sur le chariot de ce western. Passé le fouillis des premières pages, où l’on découvre pêle-mêle une flopée de personnages, le lien entre eux tous va petit à petit s’agencer dans l’esprit du lecteur. On note d’ailleurs que lorsqu’ils ne se battent pas, ils commercent ensemble ; la "civilisation" s’est-elle jamais bâtie autrement que sur ce fondement ?

L'homme qui savait la langue des serpents, Grand Prix de l’Imaginaire 2014

Grand Prix de l’Imaginaire 2014

Le Tripode

23,00
19 juillet 2014

Coup de coeur littérature étrangère

Cela pourrait commencer par "Il était une fois, dans la forêt estonienne…" puisque le roman de Kivirähk dissimule sa dimension sociale et politique sous des allures de fable, avec son lot de merveilleux, de personnages héroïques et extraordinaires, de monstres surnaturels. Alors qu’ils vivent depuis la nuit des temps dans la forêt, en bonne harmonie avec la nature et avec les animaux grâce à une langue comprise de tous, les humains abandonnent peu à peu leurs traditions pour aller vivre "au village". C’est que les "hommes de fer" et les moines sont venus les sortir de leur ignorance, et leur apprendre à travailler et à prier. Mais Leemet, le seul homme a être né au village et à avoir fait le chemin en sens inverse, retournant avec sa mère et sa soeur habiter dans les bois, ne comprend pas cet exode.

Lui qui a appris la langue des serpents auprès de son oncle, lui dont le grand-père était un guerrier increvable affublé de crochets à venin, est le seul à appréhender la situation avec clairvoyance. Trop tard, car la machine est lancée, la bêtise déjà trop répandue, qui lui prendra son meilleur ami d’abord, avant d’autres êtres chers… Leemet se jette à corps perdu dans une ultime guerre, tentative désespérée pour sauver son peuple et faire perdurer la langue des serpents.

La dame en blanc / roman
19 juillet 2014

Coup de coeur policier

Admiré par T. S. Eliot qui le considérait comme le "meilleur roman policier de langue anglaise", le chef d’oeuvre de William Wilkie Collins lui a été inspiré par une aventure qui a bouleversé sa vie. Alors qu’il passait devant une grande demeure londonienne un soir avec son frère, une femme vêtue de blanc les appela à l’aide puis disparu subitement. Wilkie Collins délivra cette femme et son bébé des griffes d’un mari violent qui les tenait captives, et tira de cette étrange aventure la matière de son roman La Dame en blanc.
Dans la fiction, on découvrira bien vite que la femme s’est échappée d’un asile, et le narrateur ne sait s’il commet une erreur ou non en ne signalant pas aux poursuivants de la jeune femme la direction qu’elle a prise. Envoyé comme professeur de peinture dans la campagne anglaise, il éprouve un grand malaise en rencontrant ses deux élèves, Marian et Laura, car cette dernière présente une ressemblance frappante avec la fugitive.

Et quand une lettre anonyme vient semer le doute sur la personne de Sir Percival Glyde, prétendant et futur époux de Laura, tout porte à croire qu’un secret gardé de longue date est en passe d’être découvert…
Suspense et passion sont au rendez-vous avec cette intrigue captivante au coeur de l’Angleterre victorienne !

Alcyon - Tome 1 - Le Collier d'Harmonie
14,00
17 juillet 2014

Coup de coeur BD

Pour aider leurs pères soumis au joug du tyran Orthagoras, Alcyon et son amie Phoebe partent à la recherche du collier d'Harmonie, collier à l'origine de bien des malheures.
Mais leur quête sera parsemée d'embûches : il leur faudra échapper aux harpies, semer des mercenaires, explorer des territoires inconnus... Une aventure mythologique palpitante !