Conseils de lecture

Chroniques australiennes

Payot

Conseillé par (Libraire)
21 août 2015

Coup de coeur récit de voyage

Célébrons la réédition de ce classique de Bill Bryson, qui s'en donne à cœur joie au pays merveilleux des koalas et autres marsupiaux. Il n'y a pas qu'eux qui sont uniques au monde : les Australiens aussi !


Sabine Wespieser Éditeur

21,00
Conseillé par (Libraire)
29 juillet 2015

Coup de coeur littérature étrangère

Le roman s'ouvre sur le meurtre sauvage d'un homme âgé par un jeune homme, qui dit l'avoir attaqué car un « tigre habite en lui ». De fil en aiguille, l'auteur nous fait remonter le temps afin de nous permettre d'entrevoir les événements précurseurs qui ont menés au drame. On repart de chapitres en chapitres plus loin dans le passé, découvrant une famille que la pauvreté et la violence du père a brisée, et que nous suivons dans son quotidien. Jusqu'à ce que la boucle soit bouclée...
La construction est intéressante, cyclique, avec un va-et-vient permanent dans le temps qui, même s'il l'on se perd parfois un peu, garde son fil directeur de façon très solide. La façon de vivre de ces personnages, les coutumes et traditions de ce village sont très bien décrites, ce qui en fait un excellent roman empreint d'exotisme.


Conseillé par (Libraire)
29 juillet 2015

Noël au Bateau Livre : idée cadeau #21

A la recherche du souvenir de leur premier baiser, Alba repense sans arrêt à son grand amour, Guéo, un homme plus âgé qu'elle, rencontré à l'hôpital alors qu'elle était atteinte d'un début de paralysie. Marié, membre du Politburo, cette passion avait peu d'espoirs de pouvoir s'épanouir, et pourtant leur liaison dure. Jusqu'à la fin annoncée du régime communiste en Bulgarie – il la convainc alors de partir l'attendre à Paris, où il lui promet de la rejoindre pour un « dîner en français ». Mais que peut-on promettre quand une époque entière est en train de disparaître ?
Un très beau texte, extrêmement sensible, d'une grande poésie et d'une vraie douceur. Derrière l'histoire d'amour impossible se dessinent les contours d'un pays dans la tourmente, qu'un rapport aurait peut-être pu sauver ; celui qu'écrivait Guéo, bien sûr...


19,00
Conseillé par (Libraire)
29 juillet 2015

Coup de coeur littérature française

Le seul défaut de Sorj Chalandon, c'est qu'il ne crée plus la surprise : on SAIT qu'on va aimer, adorer, s'émouvoir, bref, qu'il est un maître suprême de l'écriture et de la narration. Et "Profession du père" n'échappe pas à la règle : une fois lue la première page, il est littéralement impossible de lâcher le livre. L'auteur y parle de son père, menteur invétéré à tendances mythomanes aiguës, doublées d'un attrait pour la maltraitance et d'une propension à séquestrer sa femme. Bref, pas vraiment un héros. Et pourtant, le petit Émile (double de Sorj puisqu'il faut quand même que tout cela reste une fiction) est persuadé que son père est agent secret pour la CIA et l'OAS. Mais la manipulation et le mensonge sont des armes dangereuses, difficiles à gérer quand on est un enfant... Émile, pris dans le jeu de son père, entraînera un de ses camarades de classe dans son sillage, se rendant compte trop tard qu'il joue avec le feu. On déteste le père, donc, mais sachez qu'on déteste autant la mère, passive et aveugle, et qu'on se demande comment on peut devenir Sorj Chalandon avec une enfance pareille. Ou alors... peut-être le goût d'inventer des histoires ?


18,80
Conseillé par (Libraire)
29 juillet 2015

Coup de coeur littérature française

Étienne est photographe de guerre. Le roman s'ouvre alors qu'après avoir été retenu otage pendant des mois, il va être relâché. Il doit affronter le retour auprès des siens, comme un combat contre lui-même pour réapprendre à vivre. Mais l'image d'une femme, d'un vieillard et de deux enfants, les derniers qu'il a vus avant d'être enlevé, le hante. Ce n'est qu'auprès de ses amis d'enfance et de sa mère, au village où il a grandi, qu'il pourra tenter de trouver la paix, et de comprendre enfin quelles sont les parts de nous-même qui sont, en chacun de nous, toujours prises en otage...
On ne peut qu'aimer la très belle langue hachée, directe, sobre de Jeanne Benameur, qui donne à ce roman une vraie force brute.