• Ce bréviaire offre aux lecteurs de mai 68 une façon radicale d'abattre les barrières culturelles, sociales ou sexuelles qui les séparent de leurs frères humains. Cet abécédaire propose tout simplement mille et une façons de se débarrasser de l'amant de sa femme, d'une mère fortunée et bien trop résistante, de son banquier aux dents longues ou de voisins trop bruyants afin de jouir sans entrave, et surtout, loin des barreaux de prison... Documenté, caustique, surprenant, divertissant et surtout plein de tuyaux utiles, ce livre s'adresse vraiment à tout un chacun, ou plutôt à ses fantasmes. Un ouvrage qui vient délivrer les clefs du paradis de l'impunité à tous les justiciers en herbe. Un livre incongru qui a décroché le Grand prix de l'humour noir en 1968.


  • par (Libraire)
    23 novembre 2013

    "Tuer est une faute"

    Ce bréviaire est constitué comme un dictionnaire qui présente de Aconit à Zoo toutes sortes de méthodes et de moyens pour se débarrasser définitivement et sans traces, de toute personne qui vous déplairait.
    Ange Bastiani prévient, cependant, que "Tuer est une faute". Mais bon, dans certains cas, on peut être tenté, voire obligé...
    Ses tuyaux montrent la noire imagination de l'auteur. Ce sont parfois des détournements de pratiques de loisir, comme la pêche électrique. Ou il s'agit d'aller fouiller dans la cabane de jardin pour trouver des pesticides ou herbicides. Certains sont hautement fantaisistes, comme l'utilisation d'asperges ou d'un crocodile. D'autres nécessitent des compétences mécaniques si l'on veut utiliser l'automobile.
    Plusieurs nouvelles s'intercalent entre les articles, mettant en scène l'un ou l'autre de ces moyens.

    Je ne suis pas certain que tous ces moyens sont efficaces. Au 21e siècle, certains sont même obsolètes ou dangereux pour l'apprenti-tueur. En plus, l'assassin se fait parfois prendre à son propre piège. Il ne s'agit donc pas d'un manuel très sérieux...
    L'ouvrage est plein d'humour, désopilant, horrifiant, délirant. Il reste que c'est un bréviaire, c'est à dire un ouvrage qu'on lit à petites doses, par exemple pour se payer un pinte de rire avant d'aller au boulot...