Le Voyage dans l'Est

Christine Angot

Flammarion

  • 9 septembre 2021

    Un grand roman !

    Christine Angot reprend le thème de l'inceste, pour aller encore plus loin.
    Pourquoi personne n’est intervenu ?

    Un texte d'une puissance inouïe, sur le silence et l'inaction. Un grand roman, le plus dur et le plus fort de Christine Angot !


  • par (Libraire)
    6 septembre 2021

    L’Est, c’est là où vit son père, là où tout lui rappelle l’horreur de l’inceste qu’il lui a fait subir durant des années, sans aucune mauvaise conscience .Un traumatisme qui ne passe pas et qu’elle porte dans tous ses livres. Certains s’en agacent. Elle le sait et nous offre un livre réponse dur, puissant et talentueux !

    Anne, libraire Charlemagne TOULON


  • Ce livre est fort, il interpelle, il nous aide à comprendre.

    Christine Angot revient sur l’inceste infligé par son géniteur lors de ses 13 ans. Le récit des faits est cru, horrible, souvent insupportable à lire. Notre époque donnant enfin la parole aux victimes, Christine Angot avait envie d’apporter sa pierre à l’édifice. Elle explique la technique des prédateurs, l’emprise de ceux-ci, mais aussi le silence lourd de ceux qui savaient. De plus elle décrit les ravages de ces incestes et les conséquences futures des relations amoureuses par la suite, la honte.
    Ce livre est fort, il interpelle, il nous aide à comprendre.


  • par (Libraire)
    22 août 2021

    "l'inceste est une mise en esclavage"

    Dans ce douloureux roman, Christine Angot s'interroge et s'insurge contre la société contemporaine dominée par le patriarcat qui touche toutes les couches sociales. Le patriarcat et son pouvoir ultime est sans cesse brandi comme un sceptre au dessus des lois. Il fixe les normes et les comportements physiques et langagiers. Tout le monde suit, dans l'indifférence ou dans le silence. On peine encore à reconnaître que l'inceste est un crime. L'auteure examine le mécanisme de l'emprise et de la domination entraînant une dévastation permanente et existentielle. C'est son enfance brisée et meurtrie de nouveau explorée, la douleur permanente à l'âge adulte. Elle dit la peur de dire, celle de dire non, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de décevoir et le refuge que l'on trouve dans le silence et les non-dits, le corps qui prend tous les coups, physiques et psychologiques. Elle dit les peurs tout simplement. Elle rêve d'avoir une relation normale avec son père, une relation de père à fille normalisée sans contrainte et sans violence et comprendra trop tard sa naïveté après l'avoir souhaitée et demandée. L'enfance et la filiation sont niées, manipulées, anéanties. Le consentement n'existe pas, comme absorbé dans la déraison et dans la démesure, sous l'influence du père. "Le voyage dans l'Est" est un roman sincère sur une douleur prégnante et des silences destructeurs nécessaires à l'entendement commun.


  • par (Libraire)
    19 août 2021

    Il y a eu ce livre terrassant - "L'inceste"- il y a 22 ans...
    Puis "Une semaine de vacances" où l'auteure décrivait dans une atmosphère pesante, glaçante, les viols du père trop admiré.
    A suivi "Un amour impossible" sur la relation avec sa mère, l'"aveuglement" de cette dernière, la manipulation de la société bourgeoise et patriarcale, la souffrance inhérente...
    Aujourd'hui Christine Angot nous offre un nouveau roman où elle revient sur ses relations avec son père qui la viole pour la première fois à 13 ans.
    Parce qu'il faut dire ce qui est, affronter le réel, s'y cogner, mettre des mots sur ce qui a été vécu, sur ce qui est vécu par le corps, dans la tête.
    Sur l'injustice, l'absurdité du système judiciaire aussi.
    " L'inceste est une mise en esclavage. Vous ne savez plus qui vous êtes, lui, c'est qui, c'est votre père, votre compagnon, votre amant, celui de votre mère, le père de votre sœur? ... C'est un bannissement l'inceste. C'est un déclassement à l'intérieur de la famille, qui se décline ensuite dans la société" - C.Angot
    Christine Angot est la seule à pouvoir restituer, relater, avec une telle précision, une telle force, une telle exactitude, une telle vérité les ravages de ce bannissement sur l'intime, sur l'existence qui reste.
    L'on ne peut être que reconnaissant et respectueux devant son œuvre qu'elle nous transmet sans fards ni filtres : la littérature, "l'écriture comme un couteau".