Soleil jusqu'à la fin

Soleil jusqu'à la fin

Mélanie Georgelin

Sarbacane

  • 21 février 2021

    Une héroïne forte qui fait face aux coups de poing de la vie !

    « Mais consoler un adulte, c’est peine perdue. Le monde a eu le temps de lui passer sur le cœur au rouleau compresseur et même de repasser en sens inverse ».

    Le monde d’Amaya s’arrête le jour où sa mère déclare forfait et se laisse mourir de chagrin après le départ de son père. Très tôt confrontée à la douleur et au désenchantement du monde des adultes, Amaya a régulièrement fait face aux duretés de la vie, et s’est construit comme elle a pu une muraille pour y face. Sa tante Thérésa est bien trop fragile pour la garder, en attendant Amaya est confiée à une maison d’enfants à caractère social. Là, Amaya va se construire des amitiés, sortir de sa douleur mais le pire va arriver au moment où elle tentait de s’en sortir. La direction de la MECS n’a d’autre choix que de l’envoyer en famille d’accueil, loin, pour se reconstruire. Méfiante à nouveau, petit à petit Amaya va découvrir en Madeleine et Pierrot un couple charmant, avec son histoire, ses blessures, certes, mais totalement dévoués au bien-être des enfants qu’on leur confie. Jusqu’à la fin, malgré les épreuves, Amaya n’a de cesse de relever la tête, regarder les choses en face et avancer.

    A travers les yeux et les pensées d’Amaya, le lecteur – prénommé Albert par la narratrice - est frappé et happé par les violences, les duretés et les injustices de toutes ces jeunes vies accueillies dans les maisons d’enfants. Le récit du destin d’Amaya, l’écriture, le caractère de l’héroïne et sa façon de s’exprimer prennent aux tripes et l’on reste un moment au sortir de sa lecture accompagné par sa capacité de résilience.