Miss Sarajevo

Miss Sarajevo

Ingrid Thobois

Buchet-Chastel

  • par (Libraire)
    20 novembre 2018

    Coup de cœur de la chouette

    Sarajevo. Là où marcher sur un trottoir revenait à jouer à la roulette russe, là où un concours de beauté est devenu un acte de résistance. Là où Joaquim, après le drame familial, a choisir de sacrifier sa pellicule plutôt que de rapporter des images...


  • 21 octobre 2018

    Y a-t-il un temps pour les reines de beauté ?

    C’est un petit bijou de délicatesse et de mélancolie que ce roman d’Ingrid Thobois qui, dans une écriture sensible, superpose les temporalités et les lieux, scrutant les arrière-plans et le hors-champ des vies brisées pour révéler la complexité des êtres familiers.

    Joachim, photoreporter solitaire et sans attache, spécialisé dans les zones de conflits mondiaux, doit retourner à Rouen, sa ville natale, pour régler quelques formalités après la mort de son père qu’il n’avait pas revu depuis vingt ans. Dans le train qui le ramène de Paris en Normandie, redoutant d’entrer à nouveau dans l’appartement familial, il se remémore le drame qui a fait voler en éclats son existence : le suicide de sa sœur adolescente.

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  • 3 octobre 2018

    Coup de coeur littérature

    Printemps 93, Joachim, 20 ans, débarque dans Sarajevo assiégée. Armé de son appareil photo, il défie la mort en mémoire de sa sœur Viviane qui s'est jetée par la fenêtre.
    Deux décennies plus tard, dans le train qui le ramène à Rouen, Joachim se souvient de cette guerre durant laquelle les gestes étaient autant d'actes de résistance et pendant laquelle se préparait, sous les tirs des snipers, un concours de beauté.


  • par (Libraire)
    7 septembre 2018

    Quête de la paix intérieure

    Un concours de miss sous les bombes de Sarajevo assiégé...un acte pacifiste auquel assiste Joaquim en 1993 armé de son appareil photo. Vingt ans plus tard, il se rappelle et revient sur son parcours. Un roman fort sur le deuil, le courage des petites résistances et la manière dont nos blessures nous fabriquent...très émouvant !


  • par (Libraire)
    29 août 2018

    Réparation

    Roman de l'intime et de la réparation pour comprendre ce qui est secrètement caché, les failles indicibles et irréversibles dans une famille marquée par l'absence et les disparitions. La douleur masquée de Joaquim face aux non-dits trouve refuge dans l'exercice de photographe-reporter de guerre, dans l'excès et le danger supposé. La découverte de Sarajevo en guerre, déjà ville de chaos et de ruines, où l'humain n'est plus qu'une cible unique, une victime anodine sans plus d'identité est pour lui une révélation comme une confrontation avec soi-même, avec les autres tant attendue et pourtant ignorée.


  • 25 août 2018

    Sarajevo

    Commençons par ce qui m’a plu dès ce roman : le personnage principal se rend pendant 2 mois à Sarajevo pendant le pilonnage de la ville.
    Par hasard, il est hébergé chez une journaliste et sa fille qui prépare sa robe pour le concours de beauté. Son fils, lui, ne revient que tous les 3 jours du front.
    Joaquim découvre comment ne pas mourir sous les bombes ou dans la lunette d’un snipper. Quels gestes, quelles attitudes adopter.
    Ces chapitres alternent avec ceux racontant la vie de Joaquim au présent : il vient d’être informé que son père est mort et qu’il doit passer dans l’appartement familial. Ce sont des chapitres qui créent une certaine tension : que va-t’ill découvrir entre les murs, lui le dernier membre de la famille encore vivant ?
    J’ai aimé ces chapitres qui proposent une pause bienvenue, même si j’ai été déçue par le final.
    J’ai aimé le style de l’auteure, si imagé, ses phrases si descriptives.
    Malgré tout, j’ai trouvé que le récit ne commençait vraiment qu’à partir du moment où Joaquim part à Sarajevo. Dans la seconde moitié, on attaque vraiment le but du roman.
    N’étant pas photographe, le rapport de Joaquim à son appareil ne m’a pas parlé. Pourquoi faire croire que l’on fait des photos du drame ?
    En revanche, je me suis sentie proche d’Inela qui coût sa propre robe petits bouts par petits bouts.
    L’image que je retiendrai :
    Celle du gilet pare-balles qu’achète Joaquim avant de partir.

    https://alexmotamots.fr/miss-sarajevo-ingrid-thobois/


  • par (Libraire)
    24 août 2018

    Joachim à 20 ans, quand il fait les premiers clichés de sa carrière de photographe de guerre, à Sarajevo. Il vient de perdre sa sœur, son décès brutal le pousse à se confronter à la dureté de la guerre. Alors il photographie les rues défigurées par les rafales de balles meurtrières. Entre Paris, Rouen et Sarajevo on est plongé dans les pensées de ce personnage, de cette guerre déroutante..
    Un récit émouvant et terriblement humain !
    Elisa