Je vais rester

Je vais rester

Lewis Trondheim

Rue de Sèvres

  • par
    28 septembre 2018

    Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Très organisé, Roland à tout préparé, dans les moindres détails, tout est planifié et payé d'avance. L'arrivée est très venteuse et l'accident bête, Fabienne se retrouve seule. Au lieu de rentrer, de s'occuper des formalités, Fabienne décide de rester et fait la connaissance de Paco, un Palavasien pur jus.

    Une bande dessinée qui aborde la solitude, le deuil de façon très décalée. Au lieu de faire du noir, la situation est ensoleillée par l'été à Palavas, la plage, les jeux et animations pour touristes et Paco, bavard impénitent et sympathique. Rien n'alourdit l'ambiance, certaines pages sont totalement muettes, le dessin de Chevillard suffisant au lecteur pour saisir le désarroi mais aussi l'envie de ne pas céder à la déprime de Fabienne.

    J'ai beaucoup aimé cette histoire scénarisée par Trondheim, qui montre bien que personne ne vit la perte d'un proche de la même manière et que la douleur peut être réelle sans être ostensible. Loin d'être plombante, cette bande dessinée permet de réfléchir aux idées toutes faites comme quoi il faudrait pleurer et être triste pour se conformer aux attentes de la société. Tout cela est fait sous le soleil estival de Palavas, avec en prime un peu de légèreté et d'humour apportés par Paco.


  • par (Libraire)
    23 juin 2018

    Atypique.

    Voilà une BD totalement atypique qui surprend par son thème. Lors d'un séjour au bord de mer, Roland décède dès son arrivée. Sa compagne Fabienne décide malgré tout de suivre à la lettre le programme initialement fixé. Comme en apnée, le lecteur suit Fabienne dans ses promenades et visites mélancoliques, hésitant entre la tristesse, et le burlesque que le scénario de Trondheim marie à merveille. Chronique complète d'Eric Rubert sur Unidivers.fr.


  • 12 mai 2018

    Coup de coeur BD

    Une sensation douce amère s'insinue en nous à la lecture de cette très belle bande dessinée. Sensation due au savoureux mélange des dessins de Chevillard et des mots, rares mais puissants, de Trondheim.
    Humour et tristesse se mêlent au fil des pages pour happer le lecteur et ce jusqu'à la fin.